Encore une journée sans toi. Tu es partit, c'est fini. Les jours passent la nuit reste. Des fois c'est tes bras, des fois c'est tes pas dont je crois reconnaître le bruit. Depuis que tu es partit, tout me reviens dans la gueule d'un seul coup: le froid, la perte, toi. Le ciel blanc se craque. Bruit d'ailes froissées, tonnerre de métal. Mon ombre part en lambeau, toute mon âme glisse dans mes talons. Mes jours sans toi ne sont que monotonie. Je ne vois plus, rien que ton souvenir. Depuis que tu m'as quitté, je ne ressens que le froid... Plus rien n'a de goût, mes envies ne respirent plus, elles étouffent sous toi. Toi, et tes mots jetés sa et là qui se perdent dans ma tête. Est-ce qu'il ne fait pas trop froid là-bas ; est-ce que tu sais pour les fleures sur le toit de toi ; est-ce que tu sais pour le vent qui agite les volets de la cuisine et secoue ton ombre sur le carrelage ; est-ce que tu crois que le chat ne reviens pas à cause de toi ? Je vis dans un puit, je vis comme une fumée dans un puit, comme un souffle dans une gorge de pierre. Je ne bouge pas, je ne fais rien qu'attendre. Je suis seule, terriblement seule et pour la première fois je l'entends, la voix, comme si elle aussi se cachait dans un puit. C'est une toute petite voix, grêle et apeurée, qui appelle dans l'abîme de mon coeur. Elle crie : Laissez-moi sortir, Laissez moi sortir. Et j'éprouve l'impression qu'il y a quelque chose qui essaie de se libérer, qui heurte pesamment les potes de labyrinthe, qui se ruent à travers des galeries obscures en les remplissant de l'écho de ses cris. Elle crie, mais je ne la vois pas. Je me sen seule, terriblement seule. Elle me parle, puis se tait, son ton est abstrait, je ne la vois pas mais je l'entends toujours aussi distinctement. J'écoute le bruit de la voix, je forme des mots que je ne comprends pas et que je comprends pourtant d'une façon différente. Rien n'est clair, tout se mélange. Je suis hypnotisée par la façon dont les mots se forment sur ma langue, telle une bulle d'eau et tombent dans l'espace avec rapidité, sans que je m'en aperçoive. La voix hurle et j'ai l'impression que ma vie m'échappe. Je ne me souviens pas. Il y a bien des souvenirs mais quelqu'un les a électrifiés et connectés à nos cils, dès qu'on y pense, on a les yeux qui brûlent. Et rien, rien du tout. Les souvenirs sont le vide, rien d'autre que le vide et les années à me demander qui je suis. Je ne sais plus ou et quand, ni comment. Je ne sais plus. Tout se mélange et mon cerveau s'emmèle dans les méandres de
l'histoire, et tout les noeuds qui se forment deviennent indémélables.__________[fermez le rideau]
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"Toute les bonnes choses ont une fin". Je deteste cette citation... Et pourtant, c'est la vérité. Aulot, t'as mis ton point final. Tu deviens souvenir... Bordel, mais qu'est ce que tu me manques. Comme chaque année, sauf que cette fois-ci c'était la dernière. Mais tout resteras, un condensé d'aulot dans mon crâne. J'oublirais pas, j'vous oublirais jamais. Tout simplement impossible. Il y a eu tellement d'émotion, d'amour, de joie, de pleurs. (Eh oui même le p'tit gobelin pacifiste pleur quand arrivent les aurevoirs). Je vous z'aimes, tous autant que vous êtes. Léa, Côme, Blanche, Jonas, Capitaine, Amandine, Mathias, Juliette, Agathe, Margaux, Tomas, Elise, Delphine, Evarist, Flora, Bruno, Guillaume, Pépino, Dj stachmou, Marie et tout les z'autres.